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ANNEXE FISCALE A L’ORDONNANCE N° 2009-382 DU 26 NOVEMBRE 2009 PORTANT
BUDGET DE L’ETAT POUR LA GESTION 2010
Objet fiscale pour la gestion 2010 : Entrée en vigueur de l’annexe
L’ordonnance n°
2009-382 du 26 novembre 2009 portant Budget de l’Etat pour la gestion
2010 a été publiée au Journal officiel numéro spécial n°1 du lundi 4
janvier 2010, paru effectivement le lundi 11 janvier 2010.
Aux termes de l’article premier du décret n° 61-175 du 18 mai 1961,
fixant les modes de publication des lois et actes réglementaires, les
lois, ordonnances et actes réglementaires sont exécutoires sur le
territoire national trois jours francs après leur publication au Journal
officiel de la République de Côte d’Ivoire.
Il est par conséquent précisé qu’en application des dispositions du
décret susvisé, les mesures contenues dans l’annexe fiscale à
l’ordonnance précitée entrent en vigueur à compter du vendredi 15
janvier 2010.
Les Directeurs centraux et les Directeurs régionaux sont chargés de
veiller à la bonne exécution de la présente note.
Toutes difficultés d’application me seront signalées sans délai.
F. KESSE
NOTE DE PRESENTATION GENERALE DU PROJET D’ANNEXE FISCALE 2010
Les mesures fiscales
prises ces dernières années par le Gouvernement visent essentiellement
d’une part, à soutenir le secteur privé et le programme de sortie de
crise et d’autre part, à doter notre pays d’un dispositif légal
attractif et moderne.
D’une manière générale, ces mesures ont porté sur l’ensemble des impôts
et taxes et ont permis notamment de réduire les charges fiscales des
entreprises et d’amorcer une croissance économique durable.
Le présent projet d’annexe fiscale pour la gestion 2010 prévoit, en
concertation avec le secteur privé, des mesures additionnelles en
complément de celles déjà prises en faveur des entreprises.
Il est proposé également des mesures tendant à appuyer la politique de
reconstruction et de lutte contre la pauvreté, tout en rationalisant le
dispositif fiscal.
Ces mesures sont de cinq ordres :
- les mesures de soutien aux entreprises ;
- les mesures de reconstruction ;
- les mesures de lutte contre la pauvreté ;
- les mesures de renforcement des moyens de l’Etat ;
- les mesures techniques.
I/
LES MESURES DE SOUTIEN AUX ENTREPRISES
1/ Suppression de la taxe pour le développement de l’habitat
La taxe pour le
développement de l’habitat au profit du Fonds de Soutien de l’Habitat (FSH),
instituée par l’annexe fiscale 2006, n’a pas permis d’atteindre
l’objectif visé à savoir, la promotion de l’habitat économique et
social.
Elle a eu, au contraire, pour conséquence l’augmentation des coûts des
matériaux de construction.
Dans le souci de réduire ces coûts, il est proposé de supprimer ladite
taxe.
2/ Exemption de TVA des ventes et des prestations de services faites à
certaines entreprises exportatrices
L’article 7 de
l’annexe fiscale à l’ordonnance n° 2006-234 du 02 août 2006 a institué
une régie de remboursement des crédits de TVA, en vue d’assurer
l’effectivité du remboursement de ladite taxe et d’éviter la
constitution de nouveaux crédits d’impôt.
La mise en oeuvre de cette mesure s’est heurtée à des difficultés, en
raison de l’insuffisance des ressources nécessaires au remboursement des
crédits de TVA.
En vue de corriger cette situation, il est proposé d’exempter de la taxe
sur la valeur ajoutée sur une période de deux (2) ans, les ventes et les
prestations de services pour les besoins de leurs activités, faites aux
entreprises de transformation de café, de cacao, d’hévéa, de palmier à
huile et de banane qui réalisent plus de 70% de leur chiffre d’affaires
à l’exportation.
3/ Exonération de la taxe sur la valeur ajoutée des acquisitions
de matériels et équipements de recherche par le Centre national de
Recherche agronomique
Le Centre national de Recherche agronomique (CNRA), joue un important
rôle pour la modernisation de l’agriculture dans notre pays.
Cependant, l’insuffisance de ses ressources budgétaires compromet
gravement l’exécution de ses programmes de recherche.
Afin d’aider cette structure à faire face à ses difficultés financières
et de lui permettre d’accomplir ses missions, il est proposé d’exonérer
de la taxe sur la valeur ajoutée ses acquisitions de matériels et
équipements de recherche.
La liste de ces
matériels et équipements est déterminée par arrêté conjoint du Ministre
en charge de la Recherche scientifique et du Ministre de l’Economie et
des Finances.
Cette exonération est mise en oeuvre par voie d’attestation.
4/
Extension de l’exemption de la taxe sur la valeur ajoutée sur les ventes
de sacs de jute et de sisal aux sociétés intervenant dans la filière du
café et du cacao
En l’état actuel du dispositif fiscal, seules les ventes de sacs de jute
et de sisal aux exportateurs sont exemptées de la taxe sur la valeur
ajoutée.
En revanche, les achats d’emballages effectués par certaines structures
de la filière du café et du cacao en charge de la distribution de la
sacherie agricole aux planteurs, sont soumis à la TVA.
Ces organismes intermédiaires, bien que n’étant pas exportateurs,
contribuent à faciliter l’acheminement desdits produits dans le
processus d’exportation.
Dans le souci de ne pas obérer la trésorerie de ces structures et
d’éviter un renchérissement du coût d’acquisition des sacs par les
planteurs, il est proposé d’étendre l’exemption de la taxe sur la valeur
ajoutée, aux ventes de sacs de jute et de sisal faites aux sociétés
intervenant dans la filière du café et du cacao.
5/ Exonération de la taxe sur la valeur ajoutée et de la taxe
sur les opérations bancaires sur les acquisitions de biens et services
au profit de la Société Ivoirienne de Raffinage et de la Société
Multinationale de Bitumes
La Société Ivoirienne de Raffinage (SIR) et la Société Multinationale de
Bitumes (SMB) bénéficient du régime de l’usine exercée.
Conformément à ce régime, ces entreprises sont exonérées de la taxe sur
la valeur ajoutée et de la taxe sur les opérations bancaires (TOB) sur
leurs acquisitions de biens et services directement liés aux opérations
de raffinage et de fabrication à titre principal ou accessoire de
produits pétroliers ou de produits assimilés.
Cette exonération étant mise en oeuvre d’une part, par voie de
remboursement pour la SMB et d’autre part, par voie d’attestation et de
remboursement en ce qui concerne la SIR, s’est avérée pénalisante et
source de difficultés de gestion.
Pour y remédier, il est proposé de simplifier ce régime en permettant
aux entreprises concernées d’acquérir les matériels, les biens
d’équipement, l’outil industriel, l’entretien et la réparation de
celui-ci, ainsi que les pièces de rechange, tant à l’importation qu’en
régime intérieur et de faire exécuter à leur profit certains travaux, en
franchise de la taxe.
6/ Réduction de la base de la retenue de l’impôt sur les
bénéfices non commerciaux au titre des sommes versées aux compagnies de
réassurance n’ayant pas d’installations professionnelles en Côte
d’Ivoire
Les compagnies d’assurance ont de plus en plus recours à la réassurance
dans le cadre de leurs activités.
A cet effet, elles versent d’importantes primes à des compagnies de
réassurance non domiciliées en Côte d’Ivoire.
Les sommes versées en contrepartie de ces prestations, subissent la
retenue à la source au taux de 25% sur 80% au titre de l’impôt sur les
bénéfices non commerciaux.
Afin d’encourager l’activité de réassurance, il est proposé de ramener
la base d’imposition de 80% à 50% des sommes versées par les compagnies
d’assurance à leurs réassureurs non domiciliés en Côte d’Ivoire ; soit
un taux effectif de 12,5% des sommes brutes versées.
7/ Aménagement du dispositif relatif à la réduction
d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ou agricoles en cas
d’investissement de bénéfices
Les dispositions de l’article 110 du Code général des Impôts qui visent
à inciter les entreprises à réinvestir leurs bénéfices en Côte d’Ivoire,
ont une portée limitée.
En effet, la mesure exclut d’une part, les entreprises exerçant une
activité commerciale et celles se livrant à des opérations de
prestations de services et d’autre part, les entreprises bénéficiant
déjà des avantages du Code des Investissements en matière de
développement d’activité.
Par ailleurs, le plafonnement du montant des investissements imputable
sur les bénéfices, se révèle peu attrayant.
Afin d’accroître la portée incitative de la mesure et d’aider les
entreprises à mener leurs projets de développement d’activité dans le
contexte actuel de sortie de crise, il est proposé :
- d’étendre le bénéfice des avantages de l’article 110 du Code général
des Impôts, aux entreprises commerciales ou de prestations de services
qui investissent en Côte d’Ivoire tout ou partie de leurs bénéfices,
ainsi qu’aux entreprises déjà bénéficiaires des dispositions du Code des
Investissements ;
de porter les taux de plafonnement de la déduction de l’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux ou agricoles à 35%, pour la région
d’Abidjan et à 40% pour les autres régions.
II/ LES MESURES DE RECONSTRUCTION
1/ Mesure pour la réhabilitation des infrastructures
scolaires et sociales publiques dégradées
Les infrastructures scolaires et sociales publiques déjà fortement
éprouvées depuis plus d’une décennie se sont considérablement dégradées
ces dernières années du fait de la crise et de l’incapacité de l’Etat à
procéder à leur entretien et à leur renouvellement.
Afin d’encourager les investissements pour la restauration de ces
infrastructures, il est proposé d’exonérer de la taxe sur la valeur
ajoutée, les achats de biens ainsi que les prestations de services
effectués par l’Etat et les collectivités territoriales. Ces
investissements doivent être exclusivement affectés à la réhabilitation
de ces infrastructures et avoir été réalisés avant le 31 décembre 2011.
La liste des matériaux et prestations exonérés sera déterminée par
arrêté du Ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat.
2/ Mesures pour la relance des activités économiques
dans les zones Centre, Nord et Ouest
La crise intervenue en 2002 a entraîné la délocalisation ou la fermeture
de nombreuses entreprises installées dans les zones Centre, Nord et
Ouest (CNO).
Les entreprises qui ont continué à y exercer leurs activités, sont
confrontées à de nombreuses difficultés qui menacent leur survie.
Cette situation a provoqué un recul économique des zones CNO et a accru
les disparités régionales ainsi que la pauvreté des populations.
Afin d’aider à la reconstruction et au relèvement économique de ces
zones, il est proposé des mesures fiscales d’incitation pour y favoriser
la création d’entreprises ou la réouverture des entreprises délocalisées
ou fermées.
Ces mesures concernent :
- la création ou la réouverture d’entreprises ;
- le secteur agricole ;
- les entreprises demeurées en activité dans ces zones pendant la crise
;
- la reconstruction des infrastructures socio-économiques.
III/ LES MESURES DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE
1/ Mesures fiscales pour la sécurité alimentaire
La crise alimentaire mondiale survenue en 2008 a provoqué la hausse des
prix des produits alimentaires de grande consommation.
Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a adopté des mesures
d’urgence visant à réduire l’impact de cette flambée des prix sur les
ménages.
Par ailleurs, cette crise a révélé pour notre pays, la nécessité de
prendre des mesures de nature à assurer la sécurité alimentaire des
populations.
Dans ce sens, il est proposé en faveur des entreprises créées pour la
production, la conservation, le conditionnement ou la transformation des
productions agricoles, les mesures suivantes :
1/ L’exonération de la TVA :
- des équipements et matériels nécessaires à la réalisation des
investissements ;
- du premier lot de pièces de rechange.
2/ L’exonération pendant dix (10) ans de :
- la contribution nationale pour le développement économique culturel et
social de la nation à la charge de l’employeur.
- la contribution des patentes et licences ;
- l’impôt sur le patrimoine foncier.
Les investissements doivent être réalisés dans un délai de 36 mois à
compter de l’entrée en vigueur de la présente annexe fiscale.
3/ L’exonération pendant cinq (5) ans de l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux et l’abattement de 50 % sur la base imposable
dudit impôt à partir de la sixième année.
La liste des produits agricoles alimentaires sera établie par arrêté
conjoint du Ministre en charge de l’Agriculture et du Ministre de
l’Economie et des Finances.
2/ Légalisation des dispositions fiscales contenues dans
la convention conclue par l’Etat en faveur de l’association « Plate-forme
de services Côte d’Ivoire »
L’association dénommée « Plate-forme de services Côte d’Ivoire » a été
créée le 09 mai 2006 par quatre structures publiques chargées de la
promotion de l’emploi, à savoir le Fonds de Développement de la
Formation professionnelle (FDFP), l’Agence nationale de la Formation
professionnelle (AGEFOP), l’Agence d’Etudes et de Promotion de l’Emploi
(AGEPE) et le Fonds national de Solidarité (FNS). Cette association a
pour but de faciliter l’insertion socio-professionnelle des populations
cibles, porteuses de projets.
Pour soutenir financièrement les actions de cette Plate-forme, le
Gouvernement ivoirien a signé le 1er septembre 2006 avec les autorités
françaises, la convention de financement n° 2004-40 du 1er septembre
2006.
Afin de rendre applicables les mesures d’ordre fiscal contenues dans
cette convention, il est proposé de les légaliser.
3/ Régime fiscal des organismes de bienfaisance et de
lutte contre la pauvreté.
Le système fiscal ivoirien comporte un appréciable dispositif légal
d’appui aux oeuvres de bienfaisance.
Toutefois, la crise que connaît la Côte d’Ivoire depuis une dizaine
d’années a entraîné une forte croissance du taux de pauvreté.
Face à cette situation, certaines personnes privées créent des
organismes de bienfaisance qui recourent dans la plupart des cas, aux
dons de particuliers pour exécuter leurs programmes.
Afin de permettre à l’Etat d’atteindre les objectifs du millénaire pour
le développement, il est proposé de renforcer et d’améliorer le
dispositif susmentionné sur les trois axes suivants :
• en matière d’impôt sur les bénéfices, étendre la déductibilité des
dons et libéralités consentis à certaines personnes et organismes de
bienfaisance ;
• en matière de contribution de patentes, étendre la liste des
exemptions aux associations à but non lucratif et aux organismes de
bienfaisance ;
• en matière de TVA, étendre également l’exonération aux dons faits aux
organismes de bienfaisance, aux associations religieuses, de personnes
handicapées, de jeunes et de femmes initiant ou développant des
activités lucratives.
4/ Institution de la taxe pour le développement de la
production agricole alimentaire.
La crise alimentaire survenue en 2008 a révélé la fragilité de la
politique de notre pays en matière d’autosuffisance alimentaire.
Face à cette situation, la recherche de l’autosuffisance alimentaire qui
constitue un moyen efficace de lutte contre la pauvreté, devient un
impératif.
Il est donc proposé d’instituer une taxe pour le développement de la
production agricole alimentaire destinée à soutenir le développement des
cultures vivrières. Elle se substitue à la taxe pour le développement de
la culture du riz.
IV/ LES MESURES DE RENFORCEMENT DES MOYENS DE L’ETAT
1/ Institution d’une retenue à la source sur le montant
des prestations de services du secteur informel
La recherche d’une meilleure fiscalisation des entreprises relevant du
secteur informel a conduit à l’institution en 1990 de l’acompte sur
divers impôts (ASDI), remplacé en 2005 par l’acompte d’impôt sur le
revenu du secteur informel (AIRSI).
Cette mesure a toutefois été limitée aux entreprises effectuant des
opérations d’achat-revente à l’exclusion des entreprises exerçant des
activités de prestations de services ; de sorte que nombre d’entre elles
demeurent encore sous-fiscalisées ou échappent à toute imposition.
Pour corriger cette situation, il est proposé d’instituer une retenue à
la source au taux de 5% sur le montant des prestations de services
effectuées par les contribuables relevant du régime de l’impôt
synthétique ou de la taxe forfaitaire des petits commerçants et
artisans.
2/ Extension du champ d’application du droit
d’enregistrement aux exportations de coton, d’anacarde, de karité et de
cola
A la suite de la libéralisation de la commercialisation des produits
agricoles d’exportation, un droit d’enregistrement de 5% a été institué
sur les ventes à l’exportation du café et du cacao.
Les ventes des produits tels que le coton, l’anacarde, le karité et la
cola, bien que libéralisées, ne sont pas soumises aux droits
d’enregistrement alors que leur exportation génère d’importants flux
financiers.
Il est donc proposé d’étendre la perception du droit d’enregistrement
aux exportations de ces produits, à un taux réduit de 2,5%.
3/ Institution d’une contribution pour la sortie de
crise à la charge des entreprises
La Côte d’Ivoire s’est résolument engagée dans le processus de sortie de
crise par l’adoption conséquente d’un véritable programme en la matière.
En vue de faire face aux importantes charges financières que nécessite
une telle opération, il est proposé d’instituer pour une année, une
contribution de sortie de crise (CSC) à la charge des entreprises
réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur ou égal à un milliard
de francs toutes taxes comprises.
4/ Institution d’un droit de communication à la charge
des opérateurs de téléphonie et d’un mécanisme de contrôle des flux de
communications
Le secteur de la téléphonie connaît une expansion remarquable dans notre
pays. Cette expansion se caractérise par une évolution rapide des
technologies de pointe utilisées par les entreprises du secteur.
Les services administratifs compétents doivent s’adapter à cette haute
technicité spécifique par des moyens techniques et légaux idoines.
A cet effet, dans le but de permettre la maîtrise de la réalité des flux
de communications locales et internationales entrant et sortant en Côte
d’Ivoire, il est proposé d’instituer à la charge des entreprises du
secteur, un droit de communication au profit de l’Administration fiscale.
Par ailleurs, il est également proposé d’autoriser l’Administration
fiscale, en collaboration avec les organismes de contrôle et de
régulation du secteur des télécommunications, à installer et à exploiter
sur les réseaux utilisés par chaque opérateur de téléphonie, des
infrastructures techniques permettant d’appréhender en temps réel à
travers la signalisation, les flux de communications locales et
internationales entrant et sortant desdits réseaux.
V/ LES MESURES TECHNIQUES
Les mesures techniques prévues dans le projet d’annexe fiscale 2010 ont
pour objet d’apporter des précisions et clarifications nécessaires à une
meilleure application du dispositif fiscal.
Dans ce cadre, les mesures suivantes sont notamment proposées :
- aménagement du dispositif de l’impôt général sur le revenu au regard
de la femme mariée pour le bénéfice du nombre de parts ;
- aménagement des dates de dépôt des états financiers des entreprises
relevant d’un régime réel d’imposition et de celles assujetties à
l’impôt sur les bénéfices non commerciaux ;
- harmonisation du traitement fiscal des jeux de casino par un
prélèvement sur les produits bruts des jeux de casino et exonération de
ces sommes, de la taxe sur la valeur ajoutée ;
- clarification des compétences entre l’Administration fiscale et les
départements en ce qui concerne la taxe forfaitaire des petits
commerçants et artisans, et suppression des centimes additionnels ;
- aménagement du mode de détermination de la patente de l’établissement
principal.
Le Ministre de
l’Economie et des Finances
S O M M A I R E
Article premier………………………………………………………………………..…. 17
Régime fiscal des organismes de bienfaisance et de lutte contre la
pauvreté
Article 2………………………………………………………………………………… 23
Mesures de relance des activités économiques dans les zones centre, nord
et ouest
Article 3……………………………………………………………………………………. 33
Exemption de tva des ventes et des prestations de services faites a
certaines entreprises exportatrices
Article 4 …………………………………………………………………………………… 35
Harmonisation du traitement fiscal des jeux de casino au regard de la
taxe sur la valeur ajoutée
Article 5………………………………………………………………………………….... 37
Extension de l’exemption de la taxe sur la valeur ajoutée sur les ventes
de sacs de jute et de sisal aux sociétés intervenant dans la filière du
café et du cacao
Article 6……………………………………………………………………………………. 39
Exonération des hologrammes de la taxe sur la valeur ajoutée
Article 7……………………………………………………………………………………. 41
Aménagement du régime fiscal de la société ivoirienne de raffinage et de
la société multinationale de bitumes au regard de la taxe sur la valeur
ajoutée
Article 8……………………………………………………………………………………. 44
Exonération de la taxe sur la valeur ajoutée des acquisitions de
matériels et équipements de recherche par le centre national de
recherche agronomique
Article 9……………………………………………………………………………………. 46
Précision relative a la sanction en cas de production d’états des taxes
déductibles comportant des mentions incomplètes
Article 10………………………………………………………………………………… 48
Aménagement de l’article 357 du code général des impôts relatif aux
opérations assimilées a des exportations en matière de tva
Article 11………………………………………………………………………………… 50
Aménagement des dispositions du code général des impôts relatives aux
taux de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et sur les
bénéfices agricoles
Article 12…………………………………………………………………………………. 52
Aménagement du dispositif relatif a la réduction d’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux ou agricoles en cas
d’investissement de bénéfices
Article 13………………………………………………………………………………… 54
Aménagement du mode de calcul des retenues à la source perçues au titre
des impôts sur les bénéfices
Article 14………………………………………………………………………………… 56
Harmonisation des dispositions des articles 71 et 105 du Code général
des impôts et de l’article 143 Du livre de procédures fiscales
Article 15………………………………………………………………………………… 58
Aménagement de la date de dépôt des états financiers
Article 16………………………………………………………………………………… 61
Réduction de la base de la retenue de l’impôt sur les bénéfices non
commerciaux au titre des sommes versées aux compagnies de réassurance
n’ayant pas d’installations professionnelles en cote d’ivoire
Article 17………………………………………………………………………………… 63
Aménagement des sanctions en cas de non déclaration ou de dépôt tardif
des états des honoraires
Article 18………………………………………………………………………………… 65
Institution d’une retenue à la source sur les paiements faits aux
prestataires de services du secteur informel
Article 19………………………………………………………………………………… 67
Aménagement du dispositif de l’impôt général sur le revenu au regard de
la femme mariée pour le bénéfice du nombre de parts
Article 20………………………………………………………………………………… 69
Aménagement du mode de détermination de la patente de l’établissement
principal
Article 21………………………………………………………………………………… 71
Précision relative à l’exonération d’impôt foncier des immeubles
affectés par l’état à la SODEFOR
Article 22………………………………………………………………………………… 73
Extension du champ d’application de la taxe d’enregistrement aux
exportations de coton, d’anacarde, de karité et de cola
Article 23………………………………………………………………………………… 76
Aménagement du dispositif fiscal au regard de la réorganisation des
services de l’enregistrement
Article 24………………………………………………………………………………… 79
Aménagement de la date de déclaration et de paiement de certains impôts
Article 25………………………………………………………………………………… 82
Institution d’un droit de communication à la charge des operateurs de
téléphonie et d’un mécanisme de contrôle des flux de communications
Article 26………………………………………………………………………………... 84
Mesures fiscales en faveur des centres de gestion agrées et de leurs
adhérents
Article 27………………………………………………………………………………… 87
Mesures fiscales pour la sécurité alimentaire
Article 28………………………………………………………………………………… 91
Institution de la taxe pour le développement de la production agricole
alimentaire
Article 29…………………………………………………………………………………. 93
Légalisation des dispositions fiscales contenues dans la convention de
financement conclue par l’état en faveur de l’association "plate-forme
de services cote d’ivoire"
Article 30…………………………………………………………………………………. 95
Mesure pour la réhabilitation des infrastructures scolaires et sociales
publiques dégradées
Article 31…………………………………………………………………………………. 97
Mesures en faveur de la promotion des investissements dans la
construction de grands centres commerciaux
Article 32…………………………………………………………………………………. 99
Suppression de la taxe pour le développement de l’habitat
Article 33………………………………………………………………………………… 101
Institution d’une contribution pour la sortie de crise à la charge des
entreprises
Article 34……………………………………………………………………………..… 103
Précision relative à la compétence en matière de taxe forfaitaire des
petits commerçants et artisans et suppression des centimes additionnels
Article 35……………………………………………………………………………..… 105
Aménagement du dispositif relatif aux taxes sur les prestations
effectuées par la direction générale des affaires maritimes et
portuaires
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